Retrouvez l’intégralité de l’interview de Jérôme De Bontin sur i>télé :

Pourquoi avoir choisi d’engager José Cobos ?

On a, à Monaco, un problème assez similaire à celui rencontré par d’autres clubs en France ; le siège n’est pas au même endroit que les terrains d’entrainement. Les distances sont importantes, et c’est difficile pour le cadre administratif de se rapprocher du cadre technique. C’est difficile pour nous de suivre les joueurs en dehors des heures d’entrainement. Un peu comme Auxerre avait un Guy Roux, omniprésent avec les joueurs, j’avais besoin à Monaco, de quelqu’un qui puisse encadrer la vie quotidienne de notre effectif professionnel. Il me fallait un ancien joueur qui avait la maturité nécessaire pour assurer ce rôle. José est quelqu’un que je connais personnellement depuis une dizaine d’années, et j’ai suivi la fin de sa carrière. On a commencé à se parler l’été dernier. J’avais à l’époque d’autres priorités. Je m’étais fixé comme objectif de combler les postes de directeur du recrutement, et de coordinateur sportif entre janvier et février. Je pense que José est un très bon choix, et je suis ravi de l’accueillir à l’AS Monaco.

Avez vous songé à engager Willy Sagnol que vous connaissez très bien ?

Il y a eut beaucoup de spéculations sur la visite de Willy. Il est venu me consulter pour me parler de son avenir. Il est en fin de carrière au Bayern. Je lui ai expliqué que l’ASM ne cherchait pas de manager, qu’il pourrait peut-être se faire une expérience dans d’autres clubs. Mais à terme, il a laissé de tellement bons souvenirs au club, que peut-être un jour je pourrais l’engager. Mais aujourd’hui, ce n’est pas ma vocation d’embaucher un manager.

Après trois défaites consécutives, Ricardo risque gros en cas de mauvais résultats à Caen, non ?

Non. Quatre défaites ce serait beaucoup pour tout le monde, mais il faut s’inscrire dans la durée. Je peux vous confirmez que Ricardo sera entraineur de Monaco jusqu’à la fin de saison. C’est ma vocation de travailler dans la durée. Si les choses se passent bien pour nous, on pourrait trouver un accord avec Ricardo pour qu’il reste d’avantage. On pourrait en tout cas en parler avec de bons résultats.

Vous n’avez donc pas pensé à vous en séparer ?

Non. On a commencé la saison en équipe, on la termine en équipe. Il y a des périodes difficiles, et des périodes plus agréables. On traverse clairement une période difficile. La défaite contre Bordeaux a été très pénible pour tout le monde, mais il faut l’accepter. Souvenez vous quand je suis arrivé, on se battait pour le maintien.

Il semble qu’il y est une rupture entre Ricardo et certains joueurs ?

C’est complètement faux. Le vestiaire se porte très bien, les joueurs sont très solidaires. Alexandre Licata par exemple, est intervenu dans la presse pour donner son soutien au coach. Ces rumeurs de problèmes dans l’effectif sont infondés. Au contraire, par rapport au passé, on a une équipe très soudée.

Licata justement, va -t- il être prolongé ou pensez vous vous en séparer ?

Non, nous ne comptons pas nous en séparer. C’est devenu d’actualité parce qu’un autre club français nous a approché à son sujet. (NDLR : L’AJ Auxerre) Cela m’a amené à rencontrer le joueur et son agent pas plus tard que cet après-midi, et je peux rassurer les supportes, c’est notre volonté de le conserver.

On dit que dans ce club, qui a toujours eut l’image d’un club riche, qu’aujourd’hui, il n’y a plus d’argent. Allez vous pouvoir recruter ?

Le club a eut des difficultés financières, il y a sept ans. C’est plus facile aujourd’hui, on a réduit les dépenses, on a monté un budget abordable. On a libéré des joueurs, pour pouvoir alléger la masse salariale. Et aujourd’hui grâce à cela, on réfléchit à la venue d’autres joueurs, comme je l’ai déjà dit ; un arrière latéral, un joueur créatif…

Kranjcar ?

Je serais ravi de le faire venir. C’est un très bon ami et c’est un joueur créatif. J’ai bon espoir de le faire venir un jour à Monaco. Dès maintenant, ça serait merveilleux, mais c’est plus probable pour l’été prochain.

Vous êtes un bon gestionnaire, mais vous serez avant tout jugez sur les résultats. Le dernier titre de Monaco remonte a 2003. Ressentez vous la pression ?

Je dis toujours en plaisantant que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire mieux que Jean-Michel Aulas, à savoir remporter un premier titre avant 15 ans. Je pense qu’on aura la capacité de gagner des titres à Monaco dans quelques années. Et même pourquoi pas cette saison ? Notre équipe est très soudée, et ira peut-être très loin en Coupe de France. J’espère qu’on commencera par battre Nice le week-end prochain, et qu’on sera en finale au mois de mai.

On entend plus du tout le Prince Albert parler de l’AS Monaco. Pourquoi ?

Il m’appelle régulièrement, il était présent pour le match contre Bordeaux. Il est en ce moment en expédition au Pôle Nord, ou il m’a raconté avoir rencontré des coréens qui lui on demandé des nouvelles de Park. Il m’a félicité de ma politique internationale qui fait parler de l’ASM jusqu’au pôle nord !

Certains disent que Monaco va bientôt être plus connu à l’étranger qu’en France…

On en est encore loin… Même si en soit, ça ne serait pas quelques chose de si négatif.