Interview – Portrait de Gosso [MàJ]

En marge du match à Nantes, le journal L’Equipe dresse un portrait de Jean-Jacques Gosso à partir de citations de personnes du monde du foot qui l’ont connu.

Ricardo
« Depuis son arrivée, Jean-Jacques nous a plus. Il faut garder ce niveau-là. C’était bien, mais il ne faut pas non plus exagérer. »

Maurice Douala (ex joueur de Monaco, celui qui l’a fait fait venir au club passer son essai)
« Il a un parcours un peu atypique. Au Maroc, sa progression avait été ralentie par des blessures. Monaco, c’est un autre monde, un bond en Europe et une deuxième vie pour lui. Et la possibilité de rejouer en sélection et de viser la Coupe du Monde. »

Jacky Bonnevay (entraineur de Gosso entre 2004 et 2005 au WAC)
« C’est un gars très aimé d’un public exigeant, un gars charmant, bien élevé, qui ne parle pas beaucoup. C’est un joueur solide sur ses jambes. Il a un côté Essien dans ses déplacements. »

Robert Nouzaret (sélectionneur de la Côte d’Ivoire entre 2002 et 2004)
« J’ai été agréablement surpris de le voir arriver à Monaco. Je le croyais parti dans les pays du Golfe. Je l’avais perdu de vue depuis cinq ans, depuis le Championnat du monde des moins de 20 ans en 2003 aux Émirats arabes unis. C’était alors un joueur indiscutable de la sélection, le capitaine même, avec beaucoup de caractère. Il lui arrivait même d’avoir un peu mauvais caractère, d’ailleurs. »

[Mise à Jour]

Dans le dernier numéro de Diagonale, le joueur se présente et parle de son parcours, ce qui complète le portrait réalisé par L’Equipe ce matin :
“J’ai débuté au Stella Club d’Adjamé, un club de première division ivoirienne, que j’ai intégré en 2000. J’ai été rapidement suivi par plusieurs formations étrangères, d’autant plus que je faisait parti de l’équipe nationale juniors. Plusieurs clubs me suivaient mais le Stella Club demandait une forte somme d’argent que la plupart n’étaient pas prêt à mettre. Finalement je suis parti au WAC Casablanca. L’avantage est que je n’ai pas du tout été dépaysé, je me suis de suite intégré, imprégné de la culture marocaine. Je n’y ai que des bons souvenirs, j’y ai rencontré de vrais amis et passé de bons moments. Au niveau footballistique, ce n”est pas du très haut niveau, mais ça joue quand même. […] J’ai été impatient (ndlr, de partir), j’aurais peut être dû attendre avant de me décider, mais j’ai voulu changer d’air rapidement. […] Le niveau est plus élevé en Israël qu’au Maroc, ils ont des clubs qui participent aux compétitions européennes et les infrastructures sont de bonne qualité.”

Puis, toujours dans Diagonale, il évoque son futur avec Monaco :
“Bien sûr, j’ai envie de voir ma carrière décoller. Quand je vois où en est mon ami Yaya Touré, ça me donne envie, ça me motive pour connaître la même progression, voire même mieux (rires). J’espère également qu’en étant performant avec Monaco, je pourrai être sélectionné avec l’équipe nationale ivoirienne. […] J’ai envie de tout donner pour l’équipe. Comment dire cela … je pense que j’ai toujours eu dans le sang un caractère de leader. J’ai été capitaine dans la plupart des équipes où je suis passé, aussi bien en club qu’en sélection. Je veux apporter toute ma détermination ! […] J’ai vraiment été très surpris par l’état d’esprit qui règne ici, les gens sont gentils et très ouverts … Les jeunes formés à Monaco sont très motivés, i ly a du talent dans l’équipeet pas mal de concurrence à mon poste. Le coach a le dernier mot et je respecterai son choix. J’ai envie de prouver qu’il ont eu raison de me faire signer.”

Enfin Gosso conclu par ses souhaits pour son avenir proche, il aimerai bien être champion de France avec Monaco et Champion d’Afrique avec la Côte d’Ivoire !