En marge de la rencontre à Nantes, Camel Meriem a répondu aux questions du quotidien régional Ouest-France, qui est à Nantes ce que Nice-Matin est à Monaco. Il revient sur sa carrière, la saison monégasque à venir et glisse un mot sur les canaris.

Camel, avez-vous le sentiment d’avoir justifié tous les espoirs placés en vous lorsque vous évoluiez Sochaux ?
“Je suis content de ma carrière même si on espère toujours faire mieux quand on est ambitieux. Je n’ai que 28 ans et je regarde encore devant. C’est sûr que j’aimerais me fixer à un poste pour trouver mes repères et des automatismes avec mes partenaires, mais l’entraîneur fait ses choix. Mon poste de prédilection, c’est derrière un ou deux attaquants. Quant à l’équipe de France, c’est difficile d’y prétendre quand on vit des saisons difficiles avec Monaco.”

Justement, l’ASM a bien débuté le championnat. Après trois saisons médiocres, quelles sont les ambitions monégasques ?
“C’était important de battre le PSG, mais ça ne reste qu’un match. La saison dernière, nous n’étions pas performants à domicile. C’est vrai que le contexte monégasque a son influence. À Marseille, quand vous rentrez au Vélodrome devant 60 000 personnes, la motivation vient naturellement. À Monaco, c’est à nous de créer cette atmosphère. Certes, on peut travailler sereinement. On n’est pas assaillis par les supporters mais c’est aussi là qu’on voit ceux qui peuvent passer le cap. Une saison réussie, ce serait une place dans les cinq premiers.”

Quels sont les arguments du Monaco version 2008-2009 ?
“La force de Monaco, c’est d’avoir tellement galéré l’année dernière qu’on n’a pas envie de connaître le même championnat. Il y avait pourtant de la qualité dans le groupe mais pas un bon état d’esprit. On s’est désunis à tous les niveaux. Depuis la reprise, les joueurs vivent bien ensemble. Si on a la chance de réaliser un bon début de championnat, l’ambiance sera au rendez-vous. Mais comme l’a dit le président, il est important de se remettre sur le droit chemin. Notre préparation s’est effectuée sur la base d’une nouvelle méthode, avec beaucoup de renforcement musculaire.”

Votre entraîneur, Ricardo, est-il victime de sa réputation frileuse ?
“Contrairement à ce que vous dîtes, Ricardo nous incite à jouer. Il trouve même qu’on balance trop et qu’on ne joue pas assez. On sait aussi que si l’on veut être performant, il faut être équilibré.”

Que vous inspire le retour du FC Nantes en Ligue 1 ?
“Ça me fait plaisir de le retrouver car le FC Nantes est un club de Ligue 1, avec un stade et un public de Ligue 1. On s’attend à un match difficile car c’est leur premier match à domicile. Mais, à titre personnel, je garde un bon souvenir de la Beaujoire. On s’y était imposé il y a 4 ans avec Bordeaux (1-0). J’avais marqué le seul but de la tête de ma carrière…”